
Hubert PIERROT-CRACCO, responsable départemental de la commission culture / ceintures noires a organisé la cérémonie des voeux au dojo départemental à Epinal.
Nous avons pu assister à plusieurs démonstrations de kata :
– Nage No Kata par Lenny LETURGY et Simon CLAUDEL, élèves de Julien ABEL
– Kime No Kata par Lionel MAUGOUST (3° dan) et Gérard CLAUDEL (6°dan)
– Ju No Kata par Nathalie SIMON (5° dan) et Pascale PIERROT-CRACCO (6°dan),
en alternance avec des remises de diplômes de ceinture noire du 1° au 3° dan.
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De retour au club du DOJO MIRECURTIEN, après une séance de JU-JITSU animée par Yannick MARCELIN, voici un extrait de ses vœux adressés à tous, en qualité de Président :
« Le Kagami Biraki est un moment symbolique et un temps fort dans la vie de notre club.
Cette cérémonie est empruntée à la culture japonaise. Elle trouve ses racines dans les rituels des samouraïs, qui brisaient le couvercle d’un tonneau de saké avec un marteau pour célébrer la victoire ou un événement important. L’ouverture du fût symbolise l’ouverture de la voie vers le bonheur et la prospérité.
Issu de cette culture japonaise, et en particulier de la tradition des samouraïs, le Judo est une culture en lui-même.
Un peu d’histoire, si vous le voulez bien. Le Judo est issu du Ju Jitsu. Pour bien comprendre cette évolution, il importe de se référer au sens des mots. Le Ju-Jitsu est la technique de la souplesse, le Judo est la voie de la souplesse.
Et cela change tout ! La notion de « voie », dans la culture japonaise, incarne l’idée d’un chemin de vie, d’une quête d’excellence, de maîtrise de soi et d’harmonie avec le monde.
La souplesse, au-delà des techniques de combat, invite à ne pas opposer la force à la force mais à utiliser la force et l’énergie de l’adversaire ou plutôt du partenaire, dans une relation fondée sur l’écoute, l’adaptation et le respect.
C’est pourquoi le Judo n’est pas seulement un sport, mais aussi une culture. C’est bien ce qui fait son originalité et sa richesse. Et c’est bien ce que nous exprimons lors des mondo qui se déroulent à la fin de chacune de nos animations.
On pourrait dire, en résumé, que le Judo est un sport individuel qui se pratique à deux. En effet, la relation à l’autre est essentielle à l’apprentissage et à la progression. Le Judo repose ainsi sur un modèle de relation humaine où l’autre n’est pas un obstacle, mais un partenaire indispensable à sa propre évolution.
Je vous informe au passage que l’Académie française de Judo, dont Pascale fait partie, a remis au président Stéphane Nomis un rapport sur la préservation de la culture Judo. C’est dire que la culture est prise en compte au plus haut niveau de nos instances. Pascale nous tiendra informés de l’évolution de ce dossier.
J’ai évoqué la naissance du Judo au Japon. En France, c’est le 25 octobre 1937 que Moshe Feldenkrais, passionné d’arts martiaux et assistant de recherche auprès de Frédéric Joliot-Curie, prix Nobel de physique, fonde le Jiu-Jitsu Club de France. Ce club deviendra plus tard le Judo-Club de France.
En 1946, Paul Bonet-Maury, également chercheur au sein du laboratoire Curie, fonde la Fédération Française de Judo, marquant ainsi la structuration officielle du judo en France
Cette année, la FFJDA aura donc 80 ans ! Il nous appartient d’imaginer des manifestations pour célébrer cet événement, en présentant toutes les facettes de notre discipline et, en particulier, la culture Judo.
Je vous adresse mes vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année. Que les lumières du Judo vous inspirent et éclairent votre « voie », en transformant les défis en opportunités, en avançant avec souplesse et détermination. »
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